PRET VIAGER HYPOTHECAIRE : NAISSANCE
RETARDEE Tous les textes sont parus mais seulement le
Crédit Foncier et les Caisses d'Epargne travaillent à sa mise au
point. L'UCB s'intérroge sur l'opportunité de le proposer. De toute
évidence, les premiers prêts viagers hypothécaires ne seront pas
commercialisés avant fin 2007. Dommage car ce nouveau produit
présente beaucoup d'intérêt et répond à un réel besoin. La
dissymétrie des risques explique la réticence de la plupart des
banquiers de la place à commercialiser ce produit. En Angleterre le
"lifetime mortgage" connaît un véritable succès depuis 2000. En
2005, 25.000 prêts ont étés distribués et l'encours actuel se monte
à 2,85 milliards de livres pour 69.000 dossiers. Pourtant les taux
"in fine" sont de 8% et la quotité prêtée ne dépasse pas 30% de la
valeur du bien.
Projet de loi de défense des
consommateurs retiré de l'ordre du jour sous la
pression des députés UMP. L'introduction des actions collectives de
consommateurs ("class actions") est donc reportée. Le MEDEF est
satisfait mais pas les associations de consommateurs qui dénoncent
un "retrait à la hussarde". C'est pour le SIOB une bonne décision
mais il y aura une suite.
LA BANQUE DE FRANCE REPOND AU COURRIER
DU 25 avril 2006 DU SIOB sur la Directive
européenne. Pas de prise de position mais confirmation intéressante
: "Pour le cas où ce texte (ndlr : directive)serait adopté
sans autre modifiaction, il y a une forte présomption que le statut
de la profession d'intermédiaire en opérations de banque reste
inchangé, le dispositif actuellement en vigueur en France pouvant
s'inscrire à l'intérieur de ce nouveau cadre européen. Il n'est pas
prévu à notre connaissance au plan national que le statut des IOB,
lesquels ne relèvent pas d'un agrément ni d'un contrôle des
autorités bancaires, soit modifié à cette occasion." Le texte
complet est visible sur le site SIOB.ORG
STATISTIQUES SUR LE RACHAT DE
CREDITS Elles sont purement indicatives car il
n'y a pas de données officielles.
Marché 2005 estimé à 9 milliards d'€ que se
partage les intervenants suivants :
Banques généralistes
:
50 %
Prêteurs spécialisés en restructuration
: 20 %
Divers :
17 %
Prêteurs spécialisés en crédit
conso : 13 %
Meilleurtaux. Le
courtier (coté en Bourse de Paris) a prévenu que les résultats
2006 seraient inférieurs à ses objectifs. Après avoir annoncé un CA
de 45,5 M€ en 2006, en hausse de 74 % par rapport à 2005, la société
a prévenu que sa marge opérationnelle s'approcherait de 6 % contre
les 9,5 % attendus. Priorité à la rentabilité alors que le marché
valorisait une forte croissance en 2007.
Immobilier : le Crédit du Nord noue un partenariat
avec la FNAIM Après l'acquisition du spécialiste de la
gestion locative FONCIA par le Groupe Banque Populaire et
l'ouverture de négociations informelles par l'ECUREUIL avec NEXITY,
le groupe détenu à 80% par la Société Générale a annoncé la
signature d'un partenariat avec la FNAIM. Un des volets de cet
accord prévoit de commercialiser des crédits immobiliers auprès des
clients des adhérents FNAIM. Ce dispositif se rapproche de celui mis
en place fin 2006 entre la SG et Nexity. La SG traitera les dossiers
avec des délais raccourcis, proposera des taux avantageux et fera un
geste sur les frais.
Accès au crédit : la réforme de l'usure a été
bénéfique pour les entreprises Selon la
Banque de France qui vient d'éditer un rapport sur le sujet fin
2006, plus de 20 % des banques ont accru le nombre de financements
accordés aux entreprises les plus risquées (entrepreneur individuels
et PME). En effet, tout en se livrant à une concurrence âpre, les
banques ont continué à gérer de façon rigoureuse leur risque de
crédit et elles ont pu affiner la rémunération du risque. Autre
effet positif, le recours aux garanties supplémentaires et aux
solutions de financement "alternatives" a diminué. Rappelons que la
réglementation sur l'usure a été supprimée pour les entreprises et
les entrepreneurs individuels, sauf pour les découverts, par la loi
du 1er août 2003 pour l'nitiative économique et la loi du 2 août
2005 en faveur des PME. A quand la suppression de l'usure pour
les particuliers ? La France reste un des rares pays européens ou
cette réglementation perdure.